PsychologieSanté mentale

Le témoignage d’un Rêveur compulsif

Grâce au psychologue israélien Eli Somer, de nombreux rêveurs compulsifs et des accros à l’imagination ont trouvé leur voix. Dans la tête d’un rêveur compulsif, beaucoup s’entassent, ce qu’il lit, voit, écoute ou vit. Ce rêveur imaginatif ne s’attarde pas à forger des histoires vives, cohérentes et séquentielles.

Il est pour la plupart alléchant de vivre et de respirer dans le monde parfaitement ciselé en accord avec nos rêves, néanmoins pas à terme.  Le problème survient lorsque la rêverie commence à prendre le dessus et on constate une forte chute d’attention aux tâches quotidiennes.

Comme un film qui tourne en boucle dans ma tête

Je me suis rendue compte que la rêverie a ses racines dans la peur et l’anxiété quelconque. Je rêve quand une situation réelle ou une pensée me trouble d’une manière ou d’autre et je cherche une échappatoire, une issue. Les situations peuvent varier considérablement telles que un dîner entre collègues, une discussion avec le patron, une présentation, etc. qui deviennent les scénarios de mon film dans la tête.

En général, comme tous les rêveurs, je m’accorde le rôle central dans tous mes films. J’incarne un génie méconnu, un introverti dans l’âme, une fille timide mais résistante et beaucoup d’autres personnages variés dont on n’attendait pas grand-chose mais qui s’avère être l’héroïne voire la martyre. Comme j’ai déjà évoqué que la rêverie inadaptée est gratifiante pourtant on doit prendre garde à ne pas zapper trop de temps de veille. La honte et la culpabilité se précipitent pour nous envahir si on se laisse emporter.

Comment j’y résiste ?

1) Allouer du temps pour rêver : j’ai décidé et désigné le temps et l’horaire pour laisser vagabonder ma tête. Pendant ce temps, je mets mes écouteurs et m’éloigne du vrai monde tapageur.

2) Prendre l’aide des jouets comme un rubik’s cube ou un toupie à main (Fidget Spinner en englais) : tels jouets aidé à me distraire et à percer les bulles d’imagination.

3) Parler à une proche : depuis que j’ai révélé à ma mère ma vive imagination quotidienne, elle n’était ni incrédule ni ébahie. Elle savait que j’avais toujours tendance à recourir à des fantasmes de temps en temps. Cela a soulevé un poids énorme de ma poitrine.

4) Éviter d’écouter trop de musique : le principal déclencheur des épisodes de rêverie est (pour moi) la musique. Ainsi, je prends soin de ne pas trop m’y livrer.

5) Se rappeler que tout est dans la tête et est loin de la réalité  : cela aide à fendre les rêves éveillés.

Ce n’est pas une maladie

À la fin, je voudrais dire à mes compagnons de rêve, ne commencez pas à croire que nous sommes déraisonnables, insensés et stupides. La rêverie n’est pas une maladie, seulement un comportement, une manière unique d’aborder le monde.

About author

Bonjour à tous et à toutes, Je m'appelle Shreya Goyal. J'ai 28 ans et je suis Indienne. Le français est ma passion. D'où, le blog. J'ai un master en didactique du français à la Sorbonne Paris 3. De plus, je suis désormais doctorante-chercheuse en didactique de langue et culture à l'université de Bordeaux Montaigne.
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